Présentation de la « Petite » GT3 RSR

La nouvelle Alpine n’était pas la seule à débuter cette semaine sur le Paul Ricard. Chez Porsche, on a levé le voile sur la toute nouvelle 911 RSR avant de la faire rouler en vue de la saison 2013.

Mardi dernier, la toute nouvelle Alpine de course se confrontait pour la première fois à ses concurrentes des Le Mans Series sur le Circuit Paul Ricard, dans le cadre d’une séance d’essais collective en vue de la saison 2013.
Quelques jours après, Porsche faisait pareil et profitait des essais collectifs du WEC (World Endurance Championship) pour montrer enfin sa nouvelle 911 de course et la lancer dans le grand bain de la compétition. Jusqu’à présent, c’est toujours l’ancienne 997 GT3 RSR qui défendait les couleurs de Porsche aux 24 Heures du Mans et autres courses d’endurance majeures (ALMS, WEC…).

La nouvelle 911 de course est donc fin prête pour prendre la relève. Elle change de nom et se contente de 911 RSR au lieu de 911 GT3 RSR à l’époque de ses prédécesseurs. Le principe reste évidemment le même : cette 911 RSR est la version de course de la 911 de route homologuée en catégorie GTE, catégorie où évoluent les Corvette C6.R, Ferrari 458 GT, Viper et autres Aston Martin V8 Vantage.

Visuellement, l’esprit reste assez proche du précédent modèle et on retrouve une silhouette gonflée aux stéroïdes. Notez une poupe particulièrement travaillée derrière les roues et des entrées d’air juste derrière les portières, en plus des attributs habituels d’une GTE (énorme aileron arrière, petit diffuseur, feux jaunes…). Une vraie gueule de 911 guerrière qui devrait ravir les Porschistes, son Flat-six de 4,0 litres est annoncé à 460 chevaux avec les brides réglementaires qui réduisent sensiblement la puissance du moteur.

Comme d’habitude, c’est Porsche qui engage directement les premiers exemplaires de sa 911 de course pour assurer le début de son développement, via son team officiel Manthey Racing. L’auto sera engagée dans le WEC ainsi qu’aux 24 Heures du Mans, avec deux pilotes français dans l’équipage : Romain Dumas et Patrick Pilet.

Coté bruit, elle ne devrait pas décevoir les amateurs du genre Porsche puisqu’elle fait à peu près le même bruit que l’ancienne 911 RSR Type 997 lorsqu’elle passe dans la ligne du Mistral au Paul Ricard. Coté chrono, elle s’est rapprochée à moins d’une seconde de la meilleure Ferrari pendant ces essais, on imagine qu’elle parviendra à réduire l’écart au cours des prochains affrontements en course.

 

Une XKR-S plus que Radicale, voici la XKR-S GT

Au salon de New York, Jaguar présente la version ultime de son coupé XK : la XKR-S GT ! Un modèle radical, dédié à la piste et promis à une belle exclusivité : seuls trente exemplaires seront produits ! Attention, collector !

 

 

Châssis affûté !

 

Sous le capot, le V8 compresseur reste identique à celui de la XKR-S. Ainsi, il délivre toujours la bagatelle de 550 chevaux et un couple de 680 Nm. Mais ce qui change, ce sont les liaisons au sol et notamment, les freins, sérieusement renforcés. Les disques atteignent un diamètre de 398 mm à l’avant et de 380 mm à l’arrière. Et pour la première fois sur une Jaguar, ils sont réalisés en carbone céramique.

 

Aileron façon étagère

 

Mais la modification la plus visible concerne clairement l’aileron arrière, très spectaculaire. Celui est garanti pour supporter jusqu’à 145 kg d’appui, en combinaison avec le diffuseur. La vitesse de passage en courbe est d’autant optimisée, surtout que l’amortissement est désormais adaptatif. Côté performances pures, on ne souligne aucune différence notable face à la XKR-S : 300 km/h (limitée électroniquement) et à peine plus de 4 secondes pour atteindre les 100 km/h.